Autotour sur les Îles Canaries – 2 semaines

Cette année, septembre était pour nous synonyme de vacances ! Et c’est sur les îles Canaries que nous avons jeté notre dévolu. Sur le papier, cette destination avait tout pour nous séduire.

Il nous a fallu faire un choix parmi les 7 îles des Canaries. Nous voulions de la tranquillité, des sentiers sur lesquels randonner, des jolies plages sur lesquelles se reposer, des paysages que nous n’avions pas l’habitude de voir. Nous avons donc choisi Lanzarote pour ses paysages lunaires, ses petites maisons blanchies à la chaux avec leurs portes vertes et Tenerife pour son volcan notamment, et les randonnées que l’île offre.

Nous avons pris nos billets d’avion sur Ryanair au départ de Francfort : un aller jusque Lanzarote et un retour depuis Tenerife. Cela permettait d’optimiser les déplacements. Pour passer d’une île à l’autre, nous avons réservé un vol interne Lanzarote – Tenerife sur Binter.

Pour se déplacer sur place, la location d’une voiture est fortement conseillée puisque les bus ne desservent pas forcément toutes les petites villes. Nous sommes passés par Cicar (une agence recommandée sur les différents sites que j’ai consultés).

Nous avons retiré de la monnaie à deux reprises sur place. Certains établissements facturent des frais (Santander, ATM) tandis que d’autres non (Caixa Bank).

Le budget global de notre séjour s’élève à 2 620 euros pour deux personnes et pour 11 jours sur place. Il se réparti de la manière suivante :

Vols Location de voiture Essence Hébergements Restaurants Loisirs Divers (courses, parking, souvenirs)
608 € 185 € 120 € 814 € 586 € 242 € 65 €

Dimanche 01 septembre

Il est 10h quand nous atterrissons à l’aéroport de Lanzarote. Aucun souci pour repérer l’endroit où nous devons récupérer notre voiture de location. Je présente simplement mon numéro de réservation à l’hôtesse. Je règle la location (91 euros pour 5 jours) et elle nous remet les clés et le contrat. Tout s’est fait en 5 min. Aucun frais caché, aucune embrouille et c’est vraiment appréciable. C’est donc à bord d’une Opel Corsa que nous allons vadrouiller sur Lanzarote.

On se met en route pour nous rendre à notre premier hébergement, La Casona de Nazaret, situé à Nazaret (à environ 15 kms de l’aéroport). On va y rester 3 nuits (195 euros avec petit déjeuner). On a trouvé facilement et sur place on rencontre Josefina, notre hôte, d’une gentillesse et d’une bienveillance incroyables. Elle nous explique le fonctionnement de sa maison. Seules 3 chambres accueillent des visiteurs donc autant vous dire que la quiétude et le maître mot de ce séjour. Elle nous demande notre programme puis nous donne des conseils avisés et des itinéraires sur un plan.

Vers 12h, on part se balader à Teguise, un petit village situé à quelques minutes de Nazaret. C’était autrefois la capitale de l’île avant qu’elle ne cède sa place à Arrecife. On est dimanche, c’est jour de marché dans le village. De nombreux artistes exposent leur fabrication artisanale. Mais il y a aussi de vrais stands de touristes (imitations de sacs à main ou lunettes de soleil). L’ambiance est agréable et les gens sont souriants. Ici, les locaux sirotent un cocktail sur la terrasse d’un petit bar en écoutant un homme et une femme qui chantent du flamenco. Là, les enfants jouent sur la place centrale sous le regard de leurs parents. Le village est vraiment beau. Toutes les maisons sont blanches et les portes et les fenêtres sont de couleur verte.

Les petits restaurants du coin donnent envie de s’y arrêter alors on se laisse tenter par la terrasse de la Casa Leon. On choisit quelques tapas à partager : des falafels, une assiette de fromage de brebis, et des pommes de terre ridées (papas arrugadas). C’est l’une des spécialités des Canaries. Ce sont en fait de petites pommes de terre qui sont simplement cuites dans de l’eau très salée. La peau croque sous la dent laissant apparaître un cœur tout moelleux. Elles sont bien souvent accompagnées d’une sauce au piment appelée mojo. C’est un régal ! Le vin rouge de Lanzarote et la bière (Mucho) sont aussi vraiment bons. On en a pour 30 euros à 2.

L’après-midi, quelque peu fatigués par le voyage, on prend la route jusqu’à la Playa de Famara pour se détendre. C’est une plage de sable et de galets volcaniques qui s’étale sur près de deux kilomètres le long des falaises. Située face à l’océan Atlantique, elle est de ce fait très appréciée des surfers pour ses vagues. La plage n’est pas des plus belles et elle se rempli rapidement vers 16h.

Le soir, on choisit d’aller voir à quoi ressemble la maison LangOmar à Nazaret. Elle fut dessinée par César Manrique. Son nom résonne partout dans l’île. Originaire de Lanzarote, c’est la célébrité la plus connue puisqu’il a largement contribué à la protection et à la mise en beauté de l’île que ce soit par les structures que l’on retrouve sur les ronds-points ou par l’architecture des maisons blanches aux portes vertes. Cette maison est entièrement construite dans la roche et s’articule autour d’escaliers en colimaçon, de dômes et de miradors. L’entrée coûte 5 euros, mais si comme nous, vous y allez en soirée pour boire un verre, l’entrée sera gratuite.

Pour dîner, nous nous sommes rendus à la Cantina. Tout comme la Casa Leon, c’est un restaurant qui nous a été recommandé par notre hôte. L’accueil est agréable et on découvre une carte où tout donne envie. Monsieur se laisse tenter par un burger, et je choisi une tortilla espagnole et du houmous. Même vin et même bière que le midi. Tout est vraiment excellent. On partage nos assiettes et on se régale. L’addition s’élève à 41 euros.

Lundi 02 septembre

Réveil tranquille avant d’aller petit-déjeuner dans la cuisine commune. Tout est fait maison par Josefina : les confitures, le pain et les yaourts ! Les amateurs de salé trouveront aussi leur bonheur avec du fromage et de la charcuterie. Il y a du thé, du café et des jus de fruits. On retrouve Josefina qui nous propose un parcours pour la journée.

Vers 10h, on se met en route pour visiter le sud-est de l’île. Et on commence par le Jardin de Cactus imaginé par César Manrique. L’entrée est signalée par un immense cactus en métal de 8m de haut. L’entrée coûte 5,5 euros par personne. Il y a peu de monde. Imaginé en amphithéâtre dans une ancienne carrière à Guatiza, des gradins de pierres volcaniques abritent pas moins de 1500 espèces de cactus, tous soigneusement étiquetés. Le jardin est surmonté par un très joli moulin blanc. On a adoré se promener là. L’endroit est petit mais on y est tout de même restés 1h. Il y avait tellement de jolies photos à prendre.

On poursuit notre route jusqu’à la station naturiste Charco de Palo. C’est en réalité une piscine naturelle au sein de laquelle on retrouve des criques rocheuses et des plages de sable. On ne s’y est arrêtés que pour prendre des photos.

On reprend la voiture jusqu’au village d’Arrieta, un petit village de pêcheurs. Si l’envie vous prend de piquer une tête, c’est à la Playa de la Garita que vous pouvez le faire.

Sur Lanzarote, il y a deux visites sympas à faire. Las Cuevas de los verdes et Los Jameos del agua. Ce sont toutes deux des sortes de grottes géantes générées par la lave en fusion. Le tarif d’entrée est le même pour les 2 (9,5 euros par personne). Ne sachant pas lequel choisir (Josefina nous a dit « c’est comme si je vous demandais de choisir entre la Tour Eiffel et le Louvre, il faut faire les 2 »), nous avons finalement opté pour los Jameos del agua. Il y avait beaucoup de monde, et les lumières faisant que les photos étaient difficiles à prendre, nous avons un peu été déçus. Ici encore, César Manrique a laissé sa trace puisqu’il a eu l’idée d’installer un bar et un restaurant. En contrebas au cœur du site, il y a un lac bleu où vivent de minuscules crabes blancs aveugles. En remontant les marches, César Manrique a aussi créé une jolie piscine. C’est chouette c’est sûr mais on aurait sans doute préféré las cuevas.

J’avais repéré sur mon guide la Caleton Blanco, une jolie crique pour passer l’après-midi mais sur la route, on est passés devant la Caleta del mojon blanco et comme la crique était déserte, on a décidé de s’arrêter plutôt à celle-ci. On n’a pas regretté. Elle fait partie d’une série de criques sauvages rarement bondées, connues sous le nom de Playas caletones.

Le soir, nous sommes retournés à Teguise pour dîner. Les couleurs au coucher de soleil sont splendides ! 

Mais qu’elle ne fût pas notre surprise de voir que tout était quasiment fermé ! Un village désert nous attendait. Donc autant vous dire que trouver un restaurant ouvert s’avéra être bien compliqué. Apres avoir marché quelques minutes, on s’est finalement retrouvés à nouveau devant la Cantina (probablement le seul restaurant ouvert en ce lundi soir). On avait repéré la veille la planche des Canaries, alors du coup on a choisi ce plat à partager. Elle était excellente (du maïs croquant, des petits poivrons cuits, des pommes de terre ridées, des sauces au piment, des olives excellentes). On a terminé sur une note sucrée avec un brownie et un crumble. Le tout pour 45 euros avec du vin et une bière.

Mardi 3 septembre

Aujourd’hui, nous avons cette fois-ci voulu découvrir le nord-est de l’île.

Pour commencer notre escapade, on a traversé le village d’Haria, un tout petit village situé au cœur de la vallée de Las Mil Palmeras (la vallée des Mille Palmiers). On y retrouve l’architecture populaire de l’île avec ses maisons blanches qui s’accordent parfaitement avec la verdure des palmiers. Comme tous les autres villages de l’île, je l’ai trouvé reposant et agréable.

On poursuit notre route en direction de Maguez. Notre hôte nous a conseillé le matin-même un petit sentier à faire en voiture qui nous permettait d’admirer la vue sur l’île de Graciosa. Il se situe entre le village de Maguez et celui de Guinate. Je dois avouer que le chemin  n’est pas des plus accessibles et des plus faciles à emprunter. Ça monte beaucoup au début qui plus est sur un chemin rocailleux. Mais on était tout seul et on pouvait s’arrêter quand bon nous semblait pour prendre des photos. Arrivés au point de vue le plus proche de la côte, le panorama qui s’offre à nous est époustouflant. L’île de Graciosa, située juste en face, nous apparaît. Au final, la vue est la même que si on s’était rendus au Mirador del Rio, comme on l’avait prévu au départ. Sauf que l’entrée est payante et que forcément il y a énormément de gens qui s’agglutinent pour prendre des photos. Alors merci Josefina pour ces bons conseils !

 

Sur les conseils de notre hôte toujours, on est redescendus en direction du Parc de Timanfaya. A proximité se trouve le parc Los Volcanos, parc dans lequel on peut randonner. Le sentier débute sur un petit parking (sur la route qui part de Tinajo). Pendant 2h, nous avons marché dans un champ de lave. C’est à la fois étonnant et angoissant. On s’imagine alors les anciennes éruptions volcaniques et les ravages que cela a pu faire l’époque. Je vous conseille d’avoir de bonnes baskets car même si certains passages sont très accessibles, ce n’est pas le cas partout.

Pour clore cette journée, on s’est rendus sur une petite crique de sable noir, la Playa las malvas. L’endroit était désert. Le peu de vent réussi à amener d’énormes vagues à s’échouer sur les gros rochers juste sous nos yeux. Le spectacle est impressionnant.

Le soir, on a voulu diner à Ikarus, un restaurant très bien recommandé sur notre guide. Tellement bien recommandé que nous avions un peu d’attente. On a décidé d’aller patienter autour de cocktail à la Casa Leon (le tout premier restaurant où nous avons mangé le midi). Un accueil agréable et de bons cocktails pour un prix normal (11 euros). De retour au restaurant, je choisi un risotto aux courgettes champignons et langoustines et monsieur se laisse tenter par le lapin et sa sauce au vin accompagné de frites maison. En dessert, je prends le dessert local : le bienmesabe (un condiment à base d’amandes, de sucre, de jaune d’œuf, de zeste de citron et de cannelle en poudre. Il s’apparente à de la confiture mais en plus épais) que je partage avec le cheesecake de Monsieur. Avec du vin et de la bière, l’addition s’élève à 43 euros. C’était bon et pas cher et on recommande cette petite adresse !

Mercredi 4 septembre

C’est aujourd’hui que nous avons prévu de changer de logement. Nous quittons donc Nazaret, au centre de l’île, pour rejoindre Yaiza au sud-ouest de l’île.

Nous en profitons donc pour emprunter la route des vins sur la LZ-30 qui traverse la région de la Geria. J’ai trouvé que c’était l’itinéraire le plus plaisant et agréable à regarder que l’on ait pris jusqu’ici. D’ailleurs, on a emprunté cette route plus d’une fois tant elle était belle !

Cette route goudronnée qui croisent bon nombre de vignes est connue pour héberger de nombreuses Bodega, des domaines viticoles. Les plus connues sont la Bodega Rubicon et la Bodega la Geria. Nous nous sommes arrêtés à la première, qui semblait plus typique. Il y avait une formule à 3,50 € comprenant 2 verres de dégustation, du fromage et des biscottes. Sur le papier ça avait l’air sympa. Mais la personne à l’accueil n’était clairement pas agréable. Les biscottes et le fromage n’avaient pas de goût et nous n’avons pas aimé le vin. D’autant plus que nous n’avons pas eu d’explication, c’est dommage. Cette Bodega est devenue malheureusement bien trop touristique et je pense que la majorité de leurs recettes provient de ces dégustations.

Ce qui reste surprenant malgré tout, c’est de voir comment les gens ont su faire pousser de la vigne sur du sable volcanique. Cette technique de culture est unique. Après les éruptions volcaniques, les paysans ont creusé des trous suffisamment profonds pour atteindre une terre fertile. Lorsqu’il pleut, les trous recueillent l’eau nécessaire pour affronter les jours ensoleillés. Les plants de vigne sont ainsi plantés dans ces petits trous (appelés aussi zocos) eux même protégés du vent par des murets de pierres. Entre le sol noir, les vignes vertes et le ciel bleu, les contrastes sont saisissants.

Photo prise sur la route de la Geria (LZ-30, km 13).

On profite aussi d’être dans le coin pour s’arrêter devant Las Salinas de Janubio. Outre le fait qu’elles permettent d’extraire près de 15000 tonnes de sel marin par an, la vue sur les différents bassins aux couleurs pastel vaut le détour ! On ne s’y est arrêtés que pour la photo.

Non loin des salines, situé au village El Golfo, se trouve le lac vert (El charco de los clicos) qui tire sa couleur vert émeraude des algues qu’il abrite. Là encore, s’arrêter pour prendre une photo est sympa mais n’est pas nécessaire si vous manquez de temps !

Notre matinée découverte touche à sa fin et il est temps pour nous de rouler en direcion de notre second logement, la Casona de Yaiza. Nous allons y rester 2 nuits (160 euros avec le petit déjeuner). C’est une jolie demeure blanche et bleue entourée de fleurs. Il doit y avoir une quinzaine de chambres. Et la nôtre est située à l’étage juste à côté d’une terrasse sur laquelle trône un jacuzzi face aux montagnes ! Ni une ni deux, on enfile les maillots et on file profiter des bulles. Clairement c’est le pied ! On ne manque pas non plus d’aller voir de plus près la jolie piscine à l’arrière du restaurant. Notre chambre est magnifique, digne d’un château. Et en prime, une grande baignoire banche sur pieds originaux située en plein milieu de la salle de bain. Autant vous dire que Monsieur ne s’est pas fait prier pour la tester !

Le soir, on se dirige en direction de Playa Blanca, pour diner à El Horno de la abuela. Nous avons tous les 2 pris un loup de mer accompagné de pomme de terre et nous avons partagé une cruche de sangria (même moi qui ne suis pas une grande adepte de cette boisson, je l’ai trouvé bonne). Le poisson était bien frais mais les légumes et pommes de terre l’accompagnant n’étaient pas exceptionnels. Un petit dessert pour finir sur une addition à 50 euros.

Jeudi 5 septembre

Nous prenons le petit déjeuner sur le patio central de l’hôtel. Il y a quelques petites tables qui sont installées sous une pergola. Tout est bon notamment le pain ! De quoi se faire de bonnes tartines pour les amateurs !

C’est notre dernier jour à Lanzarote et nous avons choisi d’aller visiter le Parc National de Timanfaya, également appelé Las Montanas del fuego (les montagnes de feu). C’est un incontournable notamment pour les passionnés de volcans.

Il faut savoir que l’île compte près de 300 cratères appartenant à une centaine de volcans. Elle est aussi recouverte à 75% de lave. C’est ce qui rend ses paysages lunaires surprenants.

Mais revenons à notre Parc de Timanfaya. Pour préserver le site, il faut savoir que l’accès y est limité et réglementé. De ce fait, il est interdit d’y circuler en voiture et même à pieds. Ce sont des bus qui vous permettent de faire le tour du parc. Pour y accéder, il faut acheter des tickets. Je vous conseille d’ailleurs de les réserver à l’avance sur internet (nous les avons réservés la veille). Le billet coûte 10 euros par personne. Et si je peux vous donner un dernier conseil, préférez une visite tôt le matin (de 9h à 11h), les couleurs sont plus belles et il y a moins de monde.

Une fois vos billets imprimés, vous allez pouvoir vous rendre sur un petit parking le long de la LZ-67 (aux alentours du km 15). Il est vraiment tout petit et il y a une guitoune au milieu et des barrières. Essayez d’y arriver vers 8h45 pour une visite prévue à 9h. Il y aura une fille de voitures qui attendent. A 9h pile, la guitoune ouvre et vous pouvez échanger votre billet papier contre vos billets d’entrée. Vous parcourrez alors une route sur 2 kms environ avant d’arriver au niveau d’un restaurant. Là, plusieurs bus vous attendent.

Et vous êtes partis pour un parcours de 14 kms sur « la route des volcans » qui va durer environ 45 minutes. Les commentaires sont successivement en espagnol, en anglais et en allemand.  Sachez que vous ne pourrez pas descendre du bus et qu’il ne s’arrêtera que quelques fois pour vous laisser le temps de prendre des photos. C’est assez frustrant d’ailleurs car avec les vitres, le rendu n’est pas celui auquel on s’attendait. Je vous rassure le parcours reste tout de même splendide et on ne peine pas à se rendre compte de l’immensité du parc.

Une fois la visite terminée, le personnel du parc réalise quelques démonstrations qui prouvent que les volcans sont encore brûlants. Un employé commence par jeter des brindilles dans un trou et celles-ci s’enflamment au bout de quelques secondes. Un autre verse de l’eau dans un tube en métal assez profond, et sous l’effet de la chaleur intense, l’eau ressort en geyser. Et la petite anecdote, j’ai tellement sursauté à ce moment que j’ai bien failli rater ma photo ! Enfin, le restaurant sert du poulet et des pommes de terre. Le mode de cuisson ? La chaleur du volcan bien sûr ! Car à seulement quelques centimètres de la croûte terrestre, la température approche les 150 °C !

Une fois la visite terminée, on profite du panorama pour prendre quelques photos (sans vitre cette fois-ci) et on reprend la voiture pour repartir. Sur la route du retour, il y a déjà bien plus de monde. Au moins une vingtaine de voitures attendent de monter au parking (et je pense qu’elles en ont bien pour 30 minutes d’attente car les employés ne laissent passer une voiture que si une autre sort).

Il est 10h30 et on décide d’aller sur la Playa de Papagayo. Elle est bien indiquée mais il faut se méfier, car au bout de quelques kilomètres, la route goudronnée laisse place à un chemin en terre battue avec des trous et des cailloux un peu partout. Il y a une sorte de péage et il faut s’acquitter de la somme de 3 euros pour pénétrer dans le site. Attention, ils ne prennent pas la CB. Nous n’avions pas de monnaie et avons dû aller retirer dans le village d’à côté.

Au bout de la route, il y a un grand parking et deux chemins de sable qui mènent chacun à une plage. Nous avons emprunté le chemin de droite. Il y avait déjà beaucoup de monde sur la plage, mais en continuant un peu plus loin, il y a d’autres petites criques encore désertes ! On s’est posés sur la 3ème et on était seuls au monde ! Le sable est blanc et tout fin et il contraste merveilleusement bien avec l’eau turquoise !

Le soir, on repère un petit resto, Chez Sergio, très bien noté situé à Playa Blanca. On découvre une petite terrasse trop mignonne et joliment décorée avec une splendide vue sur l’océan. Le personnel est très souriant et vraiment sympathique. La carte est courte mais les produits sont frais. Nous partageons un flan de courgettes ricotta safran en entrée, Monsieur se laisse tenter par les tentacules de pieuvre sur son lit de purée, et je choisi des quenelles de fromage sur sa purée d’aubergine fumée. En dessert, nous choisissons une coupe de chocolat crunchy, crème de ricotta et coulis passion. Tout est un régal ! Les saveurs sont au rendez-vous, sans parler des assiettes qui sont vraiment bien dressées ! Même leur pain est délicieux ! Avec les boissons, l’addition s’élève à 53 euros. On est plus que ravis de cette adresse.

En ressortant du restaurant, il y a encore de nombreuses petites boutiques (tourisme oblige) qui sont ouvertes. On s’arrête dans l’une d’entre elles pour acheter des savons à l’aloe vera. Il faut savoir que les mêmes savons étaient un peu moins chers dans la boutique souvenir de Los Jameos del agua.

Vendredi 6 septembre

Ce matin, on quitte l’île de Lanzarote pour prendre un vol interne jusque Tenerife. En 40 minutes, on a eu le temps de quitter notre hôtel, de remettre un peu d’essence sur la route, de faire la route jusque l’aéroport, de rendre la voiture, de laisser nos bagages, de passer le check in et les contrôles pour se retrouver à la porte d’embarquement direction Tenerife.

Le vol interne a duré environ une heure. Tout s’est très bien passé et nous arrivons à l’aéroport au Nord de Tenerife. Il y a 2 aéroports à Tenerife. Celui au Nord accueille notamment les vols internes tandis que celui du Sud s’occupent des longs courriers. Ne vous trompez pas en réservant vos véhicules !

On se dirige de nouveau vers le corner Cicar pour récupérer notre second véhicule, une Opel Mokka (94 euros pour 6 jours). Là encore rien à redire. Je recommande vraiment de passer par Cicar pour votre location de voiture. Tout est parfait, rapide et efficace.

Le temps est très couvert. Mais appartement, la météo est souvent capricieuse au Nord Est de l’île. Sachez-le lorsque vous réserverez vos hôtels !

On se met en route en direction de notre 3ème logement, l’hôtel Taburiente, situé à Santa Cruz de Tenerife. Nous y resterons une nuit (89 euros avec le petit déjeuner). C’est la ville portuaire la plus peuplée des Îles Canaries. Sur la route en descendant vers le Sud, on voit clairement le temps changer. La météo grisonnante laisse place à un ciel bleu et un magnifique soleil. En pénétrant dans la ville, on se rend vite compte que le calme de Lanzarote va nous manquer. De grands immeubles s’élèvent de toute part et la circulation est dense.

Notre hôtel est situé dans une rue où les places de stationnement sont rapidement prises. Il nous faut continuer plus haut dans la rue pour pouvoir stationner gratuitement. L’hôtel est immense, le restaurant dans lequel ils servent également le petit déjeuner se situe au RDC. Notre chambre est assez spacieuse.

On prend possession des lieux avant de reprendre la voiture pour aller visiter le village de San Cristobal de la Laguna. Finalement, on reprend la route en direction de l’aéroport mais on bifurque avant sur la droite en direction de la petite ville. Pas de surprise, le temps est mitigé. De gros nuages couvrent le ciel et il fait bien plus frais qu’à Santa Cruz.

Nous avions repéré un endroit sympa pour manger. Une sorte de marché sur lequel on retrouve de nombreux foodtruck. Visiblement, le marché est fermé aujourd’hui car la place est déserte. Alors on se rabat sur un petit restaurant situé dans une rue perpendiculaire, le Tasca 61. Je choisi une salade de poulet pomme de terre et mayonnaise vegan et Monsieur un gratin d’aubergine à la parmigiana. Ce n’est vraiment pas mauvais et pas cher (avec les boissons, on en a pour 25 euros).

On décide de retourner au soleil en rentrant à l’hôtel pour profiter de la piscine en rooftop.

Le soir, avant d’aller en ville dîner, on fait un passage éclair devant l’Auditorium. Cet immense bâtiment à l’architecture contemporaine espagnole est l’un des symboles de la ville de Santa Cruz de Tenerife et des îles Canaries.

Le soir, nous dînons au restaurant Eteroe, le numéro 1 à Santa Cruz, qui plus est situé à deux pas de notre hôtel. Il s’apparente à un gastro et quand nos assiettes arrivent sous nos yeux et que l’on avale les premières bouchées, on comprend tout de suite sa première place au classement Tripadvisor. J’ai pris un magret de canard et son coulis de mangue et Monsieur a choisi un morceau de porc mariné. Les viandes sont fondantes et ont un goût délicieux. Quant aux desserts, mention spéciale pour le fondant au chocolat et le dessert au citron mangue et basilic. On a fait confiance au serveur pour le vin et on s’est régalé. C’est le resto le plus cher que l’on ait fait jusque-là (65 euros), mais ça en valait franchement la peine !

Samedi 7 septembre

Le réveil sonne et nous descendons prendre le petit déjeuner. Il n’y a presque personne. Le buffet quant à lui déborde encore de tout plein de choses qui donnent tellement envie. Des smoothies frais, du jus d’orange à presser soi-même, des pâtisseries, des croissants, du pain frais, des confitures artisanales.

Le programme de la journée ? Partir à la découverte de la biodiversité incroyable du Mont Anaga, massif montagneux situé au Nord Est de l’Île de Tenerife. De nombreux circuits de randonnée sont proposés et après plusieurs recherches, nous optons finalement pour un sentier situé à la pointe de l’île, la randonnée Chamorga – Roque Bermejo – Chamorga. Un circuit assez sportif de 8 kms tout en dénivelé : plus de 700 mètres de dénivelé négatif pour commencer puis plus de 700 de dénivelé positif au retour !

Pour nous rendre jusqu’à Chamorga, le tout petit village qui sert de départ à la randonnée, nous avons pris la voiture. Il faut compter environ 1h15 de route depuis La Laguna. En pénétrant dans la région d’Anaga, la route devient sinueuse. On gagne de l’altitude et on s’enfonce dans la brume. Ici, l’humidité est tellement omniprésente que les montagnes sont verdoyantes. Nous faisons des pauses tant les paysages sont magnifiques et notamment au Mirador del zapata, et à El pico de los ingles.

Nous nous arrêtons aussi à l’office de renseignements pour récupérer une carte et des explications. Le guide est vraiment sympa et prend le temps d’expliquer les particularités de chaque sentier aux randonneurs.

Arrivés à Chamorga, nous nous garons sur la petite place centrale du village. Le sentier de randonnée commence à la gauche de la Casa Alvaro, un petit café très local. Vous pouvez aussi commencer par le sentier à droite de la Casa Alvaro. Les dénivelés seront alors inversés.

On commence par une bonne grimpette et on croise toutes sortes de cactus, des plantes grasses, des arbustes typiques des Canaries mais aussi des chèvres ! Arrivés au sommet, il nous faut à présent descendre jusqu’au Roque Bermejo. On passe devant le phare d’Anaga et la vue sur la mer est splendide, malgré un temps couvert. En contre bas, une plage de sable noir, des petites maisons et une mer quelque peu agitée. Ce petit village en bord de mer n’est accessible qu’à pied ou en bateau.

On se pose un peu avant de repartir par un autre chemin pour remonter à Chamorga. La végétation est toute aussi intéressante (figuier de barbarie, dragonniers, palmiers…). La mer est derrière nous et forcément les points de vue sont moins plaisants.

Au final, nous bouclons cette randonnée en 3h15 et on est bien contents d’arriver en haut. Côté météo, nous avons eu un temps très couvert jusqu’au bord de mer et un ciel très dégagé et de la chaleur en remontant jusqu’à Chamorga.

Il est 16h et il est temps de reprendre la route pour nous rendre à notre prochain logement, une chambre d’hôte au B&B Tenerife sur Villa Paloma. Nous y resterons 2 nuits (150 euros avec le petit déjeuner). Nous rencontrons Chantal, une belge qui nous accueille avec un verre de bienvenue (fort agréable après les 2h de route pour traverser l’île d’est en ouest). 4 chambres sont proposées à la location ce qui rend l’endroit chaleureux.

Le soir, nous décidons d’aller manger dans les coins de Los Cristianos, une des villes les plus grandes et les plus animées des Canaries. Un petit coup d’œil rapide à notre guide qui nous conduit à El Cine. C’est un tout petit restaurant dans une ruelle en retrait de la mer. L’endroit est bruyant et les spots lumineux nous aveuglent un peu. Très peu de choix sur la carte alors on se laisse tenter par un pouple snacké, des ailes de poulet et des pommes de terre ridées. Le poulpe est plutôt correct, mais les pommes de terre et les ailes de poulet sont si salées qu’on ne sent même plus le goût de ce que l’on mange. L’accueil et le service sont quant à eux déplorables. Heureusement que l’addition est moins salée (27 euros avec boisson).

Dimanche 8 septembre

Nous prenons le petit déjeuner sous la pergola de la terrasse, face à la piscine. C’est vraiment le pied d’autant plus qu’il fait déjà beau et chaud. Chantal nous a préparés du jus d’orange pressé, des croissants, du pain frais, des confitures maison, de la charcuterie et du fromage. Elle nous demande ce que l’on souhaite boire et il y a à disposition des yaourts et des céréales. Tout est parfait et Chantal est aux petits soins.

Nous partons ensuite en excursion en bateau avec la compagnie Opera 60, à la rencontre des dauphins et des baleines pilotes. C’est Chantal qui a contacté pour nous l’organisme la veille. Le tarif est de 65 euros par personne pour la demi-journée en bateau repas compris.

Il n’est pas facile de se garer à proximité du port. Alors on se gare finalement sur le parking du port (0,02cts / min). Cela nous fait gagner du temps d’autant plus que nous ne sommes pas en avance. Nous rejoignons le point de rendez-vous et embarquons à bord d’un petit bateau. Nous ne sommes que 12 et cela est plaisant de pouvoir faire cette excursion en petit comité.

On s’éloigne petit à petit de la côte pour s’enfoncer en mer. L’équipage est sympa et souriant. Ils ont l’habitude et savent où observer les dauphins et baleines. Après quelques minutes de navigation, on commence à apercevoir les ailerons en surface. Les mammifères sont un peu timides mais ce qui est sûr c’est qu’ils sont nombreux ! Le bateau se stoppe à quelques mètres des dauphins et des baleines et on les observe en silence se déplacer.

L’équipage remet le moteur en route et il nous emmène vers une petite crique où l’on déjeune et où l’on peut se baigner. Le repas est des plus basiques mais cela suffit pour une escapade en mer. En revanche, j’ai trouvé que le prix était très élevé pour la prestation au final.

L’après-midi, Chantal nous a conseillé d’aller nous baigner à la Playa la Tejita, mais le temps est assez couvert alors on n’y reste pas longtemps.

Le soir, on se rend à Osteria Italia, un petit restaurant italien conseillé par Chantal, qui est situé à proximité de notre B&B. Les serveurs sont sympas et souriants et la carte donne envie. Monsieur prend une pizza 4 fromages et je choisie des gnocchis au pesto et langoustines. Un petit fondant au chocolat pour finir sur une note sucrée. Avec les boissons (vin et bière), on s’en sort pour 27 euros ce qui est vraiment bon marché d’autant plus que les plats étaient bons !

Lundi 9 septembre

Ce matin, on quitte le B&B de Chantal et on prend la route en direction de Garachico, un petit village au Nord de Tenerife où nous passerons nos 3 derniers jours.

Sur la route, on décide de faire un stop à Los Gigantes, une station balnéaire située sur la côte Ouest de l’île. Ses jolies falaises, hautes de près de 600 mètres pour les plus grandes, bordent l’océan atlantique. On peut les observer d’un peu partout et notamment du Mirador del archipenque. Mais honnêtement, pour l’avoir fait, j’ai trouvé la vue très moche : de gros complexes hôteliers en contre bas et des grues qui gâchent le panorama. En revanche, en observant le plan sur Google Map, on a repéré une rue bien plus en bord de mer, la Calle el Pino. On s’y est rendus en voiture et surprise : une magnifique vue sur les falaises !

Arrêt à Masca, un petit village perché dans les montagnes. La route qui y mène est très étroite et on serre les fesses dans chaque virage et encore plus quand on croise une voiture dans l’autre sens. Mais la vue est magnifique. Il y a quelques restaurants et une boutique de souvenirs. On a croisé un homme qui vendait des fruits frais et quelques produits artisanaux. Ses mangues nous donnaient trop envie alors on a en goûter une : elle était excellente !!
Le village est très pentu, donc si vous voulez allez voir ce qu’il se passe en bas près du gros rocher, pensez qu’il vous faudra tout remonter au retour !

On décide de pousser jusqu’au village de la Oratava. Selon nos guides, c’est l’une des localités les plus jolies de l’île. Les balcons sont nombreux à orner les façades. Le centre-ville a d’ailleurs été déclaré ensemble historique et artistique Mais le temps est tout gris alors les paysages sont moins beaux c’est dommage.

Sur la route du retour, on tombe sur une ruelle aux façades colorées, El Pasaje Francisco Bonnin Guerin. Vraiment contents de notre trouvaille, on s’y arrête le temps de prendre les jolies maisons en photos.

On rentre découvrir notre 5ème et dernier logement à Garachico, l’hôtel Rural El Patio. Nous y resterons 3 nuits (220 euros avec les petits déjeuners). Le cadre est franchement sympa et original car situé en plein cœur d’une bananeraie. Mais je trouve que les bâtiments sont assez vieillissants. La chambre est spacieuse mais ne semble pas des plus propres. Il y a des terrains sportifs et du matériel à disposition (raquettes, ballon…).

Le soir, on dîne dans un resto très bien noté sur Tripadvisor et le Lonely Planet, le Mirador de Garachico. L’accueil est très sympathique. Et on lorgne sur les assiettes autour de nous qui ont l’air fabuleuses ! On choisit une petite salade de pomme fruits secs sauce yaourt et miel, un lapin désossé accompagné de pommes de terre ridées, un filet de bar sur lit d’épinard et champignon. En dessert, on se partage un dessert à base de gofio et un autre à la passion. Là encore c’est encore un très bon resto, plus cher que les autres mais les assiettes en valaient la peine (69 euros à 2).

 

Mardi 10 septembre

C’est l’avant dernier jour de notre séjour aux Canaries et on passe notre matinée au célèbre volcan El Teide. On avait réservé nos tickets de téléphérique (montée et descente) sur internet en début de séjour. Ils nous ont coûté 54 euros à deux. Notre créneau était celui de 10h. On a reçu un mail la veille nous indiquant les recommandations pour que notre excursion se déroule au mieux. On peut notamment vérifier si le téléphérique est bien ouvert. S’il y a trop de vent, ils le ferment et on doit alors reporter notre visite.

Au départ de Garachico, on longe la côte pour rejoindre la TF-21 aux environs de la Oratava. Prévoyez une voiture assez puissante car le GPS nous a fait passer par des raccourcis qui grimpaient sévèrement ! On entre dans le parc national. On traverse une forêt de pins gigantesques qui laissent apercevoir de temps à autre la pointe du Teide. La route est d’une telle beauté qu’on est frustrés de ne pouvoir s’arrêter pour prendre quelques photos (on a 1h15 de route).

On arrive au parking du téléphérique à 9h20. Notre billet pour le téléphérique est à 10h. Il y a encore peu de monde et on trouve de la place facilement. Je vous recommande vraiment ce créneau pour éviter la foule et la file d’attente pour trouver une place.

10h sonne et on entame la montée dans la cabine. Elle gravit les 1200 mètres qui séparent la station basse et la station haute en 8 minutes. J’avais lu que cela pouvait être gênant mais nous n’en avons absolument pas ressenti les effets.

Arrivés en haut, le temps s’est bien rafraîchi et le vent souffle fort et froid. Certaines personnes empruntent le sentier 1, celui qui mène au sommet, le pico del Teide. Malheureusement, il faut obtenir une autorisation pour atteindre le sommet. Elle est gratuite mais se demande plusieurs mois à l’avance. On s’y est pris trop tard et on se contente donc des autres sentiers qui s’offrent à nous.

Nous prenons le sentier 12 intitulé « Belvédère de Pico Viejo ». Il n’y a aucune difficulté à parcourir ce sentier très linéaire. Soyez simplement équipés de bonnes chaussures fermées et d’un coupe-vent ! A peine 700 mètres relient la Rambleta au Belvédère de Pico Viejo où vous pourrez admirer le cratère de Pico Viejo. Depuis ce point de vue en bout de chemin, on peut aussi apercevoir la coulée de lave « Lavas Negras » correspondant à la dernière éruption survenue en 1798.

De retour sur la station basse du téléphérique au bout d’1h de découverte en haut, on décide de rester encore un peu au sein de ce parc magnifique. Il y a encore d’autres randonnées et notamment le sentier 3, intitulé « Roques de Garcia ». Au départ du Belvédère de la Ruleta, ce sentier fait une boucle, de 3,5 kms et traverse Los Roques (Roque Cinchado, El Torrotito, El Burro, Roques Blancos,…). Au départ du sentier, non loin du parking, de nombreux touristes sont agglutinés devant le fameux Roque Cinchado, une formation rocheuse en forme de pouce levé. On prendra des photos plus tard et on commence notre balade sur un sentier complètement plat. Au bout de 2kms, on se retrouve sur le versant opposé et on entame une descente jusque la plaine Llano de Ucanca. On a pu observer les traces des coulées de lave appelées Lavas cordadas. Au printemps, vous pourrez aussi admirer la véperine rouge, une plante pouvant atteindre deux mètres de haut. Les derniers mètres grimpent jusqu’à l’arrivée. En septembre, elle est déjà sèche. Il n’y a aucune trace d’ombre sur ce parcours alors prévoyez de quoi vous hydrater durant cette balade d’environ 2 heures.

Sur les coups de midi, on quitte le parc national du Teide en direction de notre hôtel. Sur la route, on croise un panneau indiquant « Guachiche la casona ». J’avais lu sur notre guide qu’une guachinche est une taverne typique de Ténérife. Il faut savoir les repérer car elles sont indiquées à l’aide d’un simple panneau manuscrit. On est ravis d’en croiser une par hasard alors on s’y arrête pour déjeuner. L’endroit est si traditionnel que les serveurs ne parlent même pas anglais. Il n’y a pas non plus de carte, alors pour avoir une idée de ce que l’on peut manger, ils ont des photos sur leurs petites tablettes sur lesquelles ils prennent commande. Ils servent très peu de plats. Nous avons pris des croquettes avec une petite sauce. Et une sorte de ragoût à base de porc, de pommes de terre et de pois chiche. On a pris un dessert canarien (meringue, biscuit, crème fraîche et confiture de lait). L’ambiance est à la bonne franquette. Il y a de grandes tables en bois sur lesquelles ils posent des nappes blanches en papier. On mange sur des bancs, presqu’à l’image d’une cantine. Les prix sont si dérisoires (on a mangé pour 20 euros !).

L’après-midi, le temps est couvert. On a eu le beau temps sur le volcan c’est le principal. Après une petite sieste on décide de se faire un tennis sur le court de l’hôtel.

Nous prenons notre repas du soir à la Parada, Casa de comida, un tout petit restaurant situé à Icod de los Vinos. Il fait bon et nous mangeons en terrasse. Sur la carte, on repère des sortes de tapas à partager : champignons à l’ail, aubergines panées au miel de palme, beignets de gofio farci au poulet, croquettes maison. Un verre de vin et de la bière pour accompagner le tout et un dessert typique canarien pour finir sur une note sucrée. L’addition s’élève à 35 euros et on a vraiment bien mangé !

Mercredi 11 septembre

On voulait se rendre aujourd’hui sur la Punta del teno, la pointe tout à fait à l’ouest de l’île puisque c’est visiblement un endroit encore bien sauvage. A mi-chemin, on se retrouve bloqué face à une route barrée. C’est le seul chemin possible pour rejoindre la pointe alors on est contraints de trouver une autre idée.

La météo n’étant pas très clémente aujourd’hui dans les environs de Garachico. On se décide alors à faire un peu de route pour descendre jusque Los Gigantes et c’est sur la plage de San Juan que nous posons notre serviette pour la dernière fois à Tenerife. Le temps est couvert mais se dégage au bout d’une heure laissant place à un soleil bien chaud. La plage est loin d’être la plus belle que l’on ait vue. C’est une toute petite plage de sable noir et de cailloux et elle est collée au minuscule port. Les petits bateaux sont donc à quelques mètres seulement de la plage. Mais pour profiter des derniers rayons du soleil, elle fera l’affaire.

Le soir on voulait retourner à la Parada, c’était vraiment bon et on avait repéré d’autres plats qui nous faisaient envie. Manque de chance, le resto est fermé le mercredi. On se dirige donc vers la Family pizzeria, un restaurant découvert sur Tripadvisor. Il y a un petit parking pour se garer. On est accueillis avec le sourire et le serveur nous amène une carte en français. Apparemment, le pizzaiolo a déjà gagné des prix, on a hâte de goûter à ces pizzas. On est étonnés du prix, elles sont vraiment peu chères. J’en choisi une végétarienne avec de la crème d’asperge, des cœurs d’artichaut, des poivrons grillés et des aubergines. Monsieur en choisi une avec de la ricotta, de l’avocat et du jambon de Parme. En plus d’êtres belles (et prédécoupées), elles sont excellentes ! Une pâte toute fine, des bords croustillants et une garniture excellente !! Avec de la bière et du vin, ainsi qu’un délicieux tiramisu aux 3 chocolats, on règle une addition à seulement 29 euros. Si vous avez l’occasion d’aller dans les coins de Garachico, foncez à cette adresse qu’on vous recommande !

Les récits de Coralie s’achèvent ici pour les Îles Canaries et j’espère qu’ils vous auront donné envie d’y séjourner !

A bientôt

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