4 jours à Séville

Comme la plupart d’entre-nous, on a eu envie de profiter des ponts du mois de mai pour se faire un petit séjour en Europe. On cherchait une destination pas trop lointaine, ensoleillée, dans laquelle on pourrait assouvir notre envie de découvrir, de tester, de profiter. Séville, la capitale andalouse s’est naturellement présentée à nous comme une évidence.

Nous avons réservé nos billets d’avion mi avril pour un départ le 30 avril. C’est au départ de l’aéroport du Luxembourg que nous avons embarqué avec la compagnie Ryanair. Le prix de nos billets était de 153 € pour 2 (bagages cabine compris).

Il y a plusieurs parkings à l’aéroport de Luxembourg. Ceux tout proches du terminal sont excessivement chers. C’est pourquoi je vous recommande le parking économique (le M Economy) qui se situe à 2,5 km du terminal. Une navette circulant toutes les 20 minutes relie le parking au terminal en 5 minutes gratuitement. Pour 5 jours, cela nous a coûté 25 euros.

Concernant le logement, nous l’avons réservé l’avant-veille du départ. Ayant pour objectif de nous déplacer à pieds sur toute la durée de notre séjour, nous voulions un hôtel situé à proximité de tous les lieux à visiter. Évidemment, en réservant aussi tardivement, peu de logement à prix abordable étaient disponibles. Mais nous avons cependant trouvé notre bonheur avec le Oasis backpacker palace, pour un total de 436 euros (petit-déjeuner compris). Une ambiance backpacker comme on aime, une petite piscine et son bar sur le toit, cet hôtel avait sur le papier de quoi nous plaire.

Le budget total de ce séjour est de 473 euros par personne pour 4 jours et se réparti de la façon suivante :

  • Transport (vol, parking, bus) : 189 euros pour 2
  • Hébergement : 436 euros pour 2
  • Restauration : 239 euros pour 2
  • Loisirs : 83 euros pour 2

Mardi 30 avril

Nous sommes donc arrivés à Séville le mardi à 16h00. Nous avons pris la navette qui relie l’aéroport au centre ville, elle coûte 4 € par personne. Nous nous sommes arrêtés en chemin pour reprendre le bus 32 qui nous a conduit à quelques mètres de notre hôtel. Ce bus coûte 1,4 € par personne.

Nous découvrons notre hostel. La façade et le hall ne paient pas de mine mais on est tout de suite accueillis par un jeune très sympa qui parle français. Notre chambre se situe au 1er étage, à côté de dortoirs et d’une salle commune dans laquelle on trouve des ordinateurs, un immense canapé, mais aussi une cuisine et des tables pour ceux qui souhaitent cuisiner. Notre chambre est assez simple mais mignonne et nous avons une salle de bain privative attenante. Au 3ème étage, il y a une petite piscine en rooftop, un bar, des tables, des fauteuils cosy, de nombreuses plantes accrochées aux murs. Les gens lisent, discutent entre eux, font trempette, fument leur cigarette ou sirotent une sangria bien fraîche. L’ambiance est vraiment chaleureuse.

L’appel de la ville et de la découverte est bien trop fort alors on part à pied et on décide de se perdre dans les ruelles. On passe successivement par la Plaza de Salvador et de San Francisco. Elles sont vraiment chouettes et le temps est avec nous. Les couleurs chaudes des bâtiments se marient à merveille avec la couleur éclatante du ciel bleu.

Le coucher de soleil approche et on décide de l’admirer depuis le Mirador del Metropol Parasol. Aussi appelée Las Setas, cette immense structure prend la forme d’un champignon géant. Le ticket d’entrée est de 3 € et il vous offre 1 € de réduction sur la consommation que vous pouvez prendre en haut. Nous accédons au mirador par un ascenseur clinquant et nous prenons de suite nos consommations (eau et bière) qui nous reviennent à 1,5 €. Il y a un chemin qui permet de traverser la structure et bien évidemment un super point de vue au sommet. Nous restons bien 1h en haut pour prendre de jolies photos et l’endroit est vraiment agréable.

Sur les coups de 20h30, on se met en quête d’un bar a tapas. Et pour en trouver un bon, il faut comme bien souvent, s’éloigner des attractions touristiques. On s’enfonce alors dans les petites ruelles de Séville et le routard nous amène à La bodega de Alfalfa. C’est un tout petit bar à la décoration bien typique, des jambons sont en train de sécher au plafond. Par chance, 2 personnes sur le départ nous laissent leurs places juste devant le comptoir. On a une vue directe sur la serveuse qui découpe le jambon à même le support. Nous commandons 5 tapas presque au pif car les noms ne nous parlent pas forcément. Et nous choisissons 2 vins au verre pour accompagner le tout. Au final, du bresaola sur lit de roquette et parmesan, une paella, une bruschetta andalouse, une salade feta fraise pêche et des croquettes de gambas arrivent devant nous. Tout donne envie. C’est un régal. Les tapas ne sont pas grasses et ont du goût. En plus d’être bonnes, elles ne sont pas chères (environ 3,5 € la tapas). Quant aux verres de vin, ils sont à 3€. Pour finir sur une note sucrée, nous prenons un brownie qui est juste énorme. L’addition s’élève à 30 euros et pour tout ce que l’on a mangé et la qualité des mets, c’est extra !

Mercredi 01 mai

Nous prenons notre premier petit-déjeuner à l’hôtel. Il coûte 3,5 € par personne et vous avez le choix entre un petit-déjeuner healthy (un yaourt et du muesli avec des morceaux de pomme et du thé), un petit-déjeuner espagnol (un pain blanc à l’huile une tranche de jambon ibérique et de la tomate) ou encore anglais (œufs au plat et bacon). Mais pour ceux qui ne souhaitent pas payer de petits-déjeuners en supplément, il y a toujours de quoi se restaurer (pain à griller, beurre, confiture, céréales et jus de fruits).

Nous avions réservé, avant de partir, des billets pour l’entrée aux arènes de Séville, la Plaza de Toros la Maestranza. Les billets sont à 8 €. Il y a de nombreux créneaux de visite la journée et nous avons choisi celui de 10h10. Au final, ce n’était pas nécessaire de réserver en ligne. La visite est audio guidée et commence dans la partie musée des arènes. En 30 minutes, on passe dans 5 salles successives où sont exposées maquettes, tableaux, costumes, taureaux empaillés…

C’est assez intéressant mais le plus impressionnant vient au moment où l’on franchit les escaliers qui conduisent aux arènes. La couleur du sable orangé (le ruedo) s’accorde parfaitement au rouge des arènes et au bleu du ciel. On arrive facilement à se mettre dans l’ambiance d’une véritable corrida (bien que je ne pense pas un jour assister à ce spectacle). C’est l’un des plus beaux monuments les plus visités de la ville après la Cathédrale et l’Alcazar.

Au bout de 20 minutes, la guide nous invite à laisser la place au groupe suivant. En ressortant, il y a encore une petite ruelle vraiment belle qui longe les arènes.

On poursuit notre route un peu plus loin jusqu’à la Torre del Oro que l’on observe de l’extérieur. C’est en réalité un musée maritime. Et la tour, haute de 36 mètres servait autrefois à protéger la ville des navires ennemis.

En face, de l’autre côté du fleuve Guadalquivir, on aperçoit les maisons colorées du quartier de La Triana.

On traverse le fleuve par le pont San Telmo et on le longe dans le sens inverse pour revenir sur nos pas.

Nous sommes donc dans la quartier Triana. On traverse la Calle Betis, rue très animée le soir puisque bordée par de nombreux bars. Elle est vraiment colorées et est donc très belle à voir.

On arrive sur le Mercado de Triana dans lequel on pensait manger sur les étales spécialisées mais en ce jour du 1er mai, il est malheureusement fermé. On reviendra.

On reprend notre chemin pour revenir dans le quartier où on loge. Sur la route, on cherche un resto de tapas dans lequel se restaurer. On tombe sur le Perro Viejo. La cuisine n’ouvre qu’à 13h30 mais on peut tout de même s’installer. Il est vraiment sympa et la carte l’est encore plus. On commande cette fois ci 3 tapas. Elles sont un peu plus chères que la normale (environ 4,5 €) mais ont l’air plus élaborées. Accompagnées d’une bière pour monsieur et d’un verre de vin pour moi, les tapas arrivent vite. Nous avons choisi un tartare de poisson sur mousse de guacamole, un poulet yakitori et son boulgour et un poisson au lait de coco et curry et son riz au jasmin. Le visuel est dingue et le goût… encore plus ! Non mais sérieux elles sont excellentes ces tapas ! On savoure tellement, chaque bouchée est un réel plaisir gustatif. On décide de prendre un dessert et on avait lu sur TripAdvisor qu’il ne fallait pas passer à côté de la brioche façon pain perdu sauce tiramisu. Non mais au secours !!! Une tuerie ! Bon bref vous l’aurez compris on recommande à fond ce restaurant ! On en a eu pour 32 euros.

On décide ensuite de rentrer à l’hôtel pour profiter de la piscine en rooftop. Il y a énormément de monde. Les jeunes discutent entre eux. Je me demande si certains ne sont pas des Erasmus. Une petite musique d’ambiance mais pas trop forte arrive jusqu’à nos oreilles. Une petite bière et on est au top !

Le soir, on a envie de voir un spectacle de Flamenco. Ne sachant pas trop si cela nous plaira, on préfère chercher un endroit où l’on peut boire un verre et où des artistes montent sur scène. On trouve alors le Carbonaria, à 1,5 km de notre hôtel. Il est conseillé d’y arriver avant 20h15 (le premier show débutant à 21h30) car le bar est vite pris d’assaut par les touristes et les locaux. On s’installe à une table et on commande une sangria, un mojito et une assiette de tortillas avec du guacamole (12,5 €). Le spectacle a duré 30 minutes. 30 minutes durant lesquelles le chanteur et la danseuse se donnent à fond. Dans leurs voix, leurs gestes, leurs regards, ils nous partagent des émotions si fortes. Je n’ai pas de photos à vous partager puisqu’il était interdit de filmer ou de photographier les artistes.

Une fois le spectacle terminé, on se rend au restaurant Los Coloniales, recommandé par le jeune à l’accueil de notre hôtel. Il aurait fallu réserver car il faut compter 1h d’attente pour manger en terrasse. Par chance, à l’intérieur sur le comptoir, nous n’attendons que 10 minutes. Nous avons pris une bouteille de Zaranda (un vin que nous avions goûté la veille et que nous avions adoré). La bouteille coûte 13 € alors pourquoi s’en priver. Et niveau tapas, on a choisi des croquettes d’épinard, du jambon ibérique, du fromage de chèvre, un carpaccio de tomate et des bruschetta ibériques. J’ai trouvé les tapas un peu grasses et moins bonnes que celles que l’on a déjà mangé. Mais cela reste correct pour 36 € l’addition.

Jeudi 02 mai

Nous profitons encore d’un super temps pour aller rendre une petite visite à la Cathédrale et sa Giralda. En semaine, elle ouvre à 11h et il y a déjà une file d’attente énorme devant les guichets. On patiente et on paie nos billets d’entrée à 9 € par personne. La visite commence par l’intérieur de la Cathédrale. On est impressionnés par sa grandeur, ses détails, ses vitraux, ses nombreuses salles.

On poursuit par la grimpette jusqu’au sommet de la Giralda. Il y a au total 35 niveaux et on est bien contents d’arriver au bout. La vue sur les toits de Séville est imprenable. Mais on admire aussi les immenses cloches. L’une d’entre elles retentit à 12h ce qui nous fait tous sursauter. On redescend et on termine la visite par le patio où il y a de nombreux orangers.

Le midi, on décide de retourner à la Bodega de Alfalfa tellement c’était bon la première fois. Mais promis, on va varier un peu. On choisi cette fois ci le wok de chipirones (des petits calamars) qui nous avait fait de l’œil la dernière fois, les aubergines marinées, un houmous et on reprend tout de même la salade pour la fraîcheur. Un petit verre de vin et une bière pour accompagner le tout. Non mais franchement comment c’est possible de donner de tels goûts à ses plats ? Un énorme chapeau aux cuistots parce que vraiment c’était excellent ! On pourrait manger ici tout le temps ! Si en plus je vous donne l’addition, vous n’en reviendrez pas vous-même. Bon ok je vous le donne quand même : 21 €. Ne me dites pas merci !

On quitte notre petit bar à tapas chéri pour aller visiter les Archives des Indes. La visite est gratuite et ne vous prend que 20 minutes maximum alors profitez en. Je trouve que les salles d’archives sont magnifiques. Mais le bâtiment à l’extérieur l’est tout autant.

On poursuit notre chemin jusqu’à la Plaza de España. C’est tellement beau. La place en demi arc de cercle est immense. Elle est traversée par des canaux sur lesquels naviguent des petites barques conduites par les touristes. En son centre, une magnifique fontaine. L’architecture du bâtiment est absolument magnifique. Il est construit en brique, en marbre et est décoré de céramique peinte. C’est sans conteste la place la plus belle de Séville. Et on a de la chance, puisqu’une petite troupe d’artistes nous fait l’honneur de nous présenter leur spectacle sur les marches de la place.

Attenant à la Plaza de España, se trouve le Parc Maria Luisa. Il est vraiment verdoyant et très fleuri et me fait penser au jardins des Tuileries à Paris, sauf qu’on y trouve aussi des orangers et des Rosalie que l’on peut louer pour se balader dans le parc (10 € les 30 minutes).

Il est 16h30 et on décide de rentrer à l’hôtel pour se rafraîchir au bord de la piscine. On compte de nouveau 30 minutes de marche. Nos petits pieds ont bien travaillé encore aujourd’hui (on parcourt en moyenne 15 kms par jour).

Le soir, on se rend au Duo Tapas pour dîner. C’est encore une recommandation du jeune à l’accueil de l’hôtel. Le resto est situé tout proche du quartier de la Macarena, alors tant qu’on est là, on en profite pour marcher jusqu’à la basilique de la Macarena. Les couleurs du quartier sont vraiment sympas ! Du blanc, du jaune, de l’orange. La basilique en elle-même est aussi vraiment magnifique ! Et avec le coucher de soleil, je me demande si ce n’est pas encore plus beau !

Nous redescendons jusqu’au resto et on commande 6 tapas variées : un tataki de thon, un magret de canard, un risotto de bolet, des légumes de saison, un gaspacho et des beignets de langoustines. Tout était très bon. Mais si on avait su que les légumes de saison étaient en réalité des tempuras de légumes, on se serait abstenus. C’était plus gras que le reste et ça n’avait pas trop de goût. Bière et vin étaient encore de la partie, le tout pour la modique somme de 30 €. Heureusement que l’on avait 1,5 km de marche pour rentrer à l’hôtel et nous faire digérer !

Vendredi 03 mai

Nous avons vraiment bien arpenté la ville durant ces derniers jours alors ce matin, on s’offre un peu de détente au bord de la piscine sur la terrasse de notre hôtel. C’est beaucoup plus calme que les fois passées.

Vers 13h, après une petite douche, on se met en route pour retourner au Mercado de Triana et y manger. On trouve une petite étale sympa où ils ont l’air de servir de tout. On choisi une assiette de poivrons marinés avec du thon, une brochette de bœuf, un gaspacho et des épinards aux pois chiche. Mis à part les poivrons qui sont excellents le reste n’est pas ouf. En plus, au moment de ramener l’addition, on se rend compte qu’elle nous avait amené des rations au lieu de tapas. Du coup, au lieu d’en avoir pour une vingtaine d’euros, on en a pour 33 €.

Un peu déçus de notre repas de ce midi, on se remet en route et on s’arrête devant une pâtisserie qui semble très bien notée sur internet, la Dulcería Manu Jara. On choisi une part de gâteau à 2,8 € et il est juste délicieux !

A 16h, nous sommes devant le Real Alcázar. C’est l’un des endroits les plus beaux à voir à Séville. L’Alcázar a une capacité maximale de 750 visiteurs et à la haute saison, les temps d’attente en plein soleil peuvent être énormes. C’est pourquoi on vous conseille de réserver en ligne vos billets. Les billets coûtent 12,5 € par personne et il y a des frais pour avoir des billets coupe file (4€ de frais par entrée). Nous pénétrons donc dans ce merveilleux palais. Le bâtiment principal est vraiment beau tout comme les jardins encerclés par des arcades en pierre. Il y a vraiment de belles photos à faire ! Nous restons sur place 1h30 et cela suffit à faire le tour en prenant son temps.

Il est 18h et nous décidons de faire un peu de shopping dans les rues commerçantes de Séville et notamment la Calle Velasquez.

Le soir, le jeune à l’accueil nous a recommandé de manger à l’Eslava. Un restaurant situé à 700 mètres de l’hôtel. On regarde rapidement sur internet et les critiques nous mettent l’eau à la bouche. On marche jusqu’au resto et on tombe sur une foule de gens qui attendent visiblement. Il y a des tables à l’extérieur, mais aussi des gens accoudés au bar et d’autres tables à l’intérieur. Le serveur nous fait comprendre qu’il y a 20 tables avant nous mais ne sait pas nous dire combien de temps attendre. On décide de s’inscrire car vu le monde, ça doit valoir le coup. On part alors se balader et on revient une heure plus tard et il ne nous reste plus que 2 tables ! Enfin installés, on salive devant la carte. Il y a pas mal de choses et on peine à choisir. Artichauts, magret de canard au miel, croquettes de gambas, œuf poché sur mousse de bolet, on s’est régalé. On n’aurait pu se passer des desserts qui, pour nous, ne valaient pas le détour. L’addition se montre à 40€ (toujours avec du vin et de la bière).

La fin de notre city tour à Séville s’arrête ici. J’espère que cela vous a plu et vous a donné envie d’y séjourner. Nous avons adoré la ville qui est absolument magnifique. Et gustativement parlant, les gourmands ont de quoi de régaler avec les fameuses tapas !

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