Autotour en Sicile – 8 jours

Après avoir visité Budapest sous toutes ses coutures et découvert le charme du Maroc, j’ai embarqué mon amoureux dans une nouvelle aventure … en Sicile !

Ayant pour ligne de conduite de toujours acheter des vols secs pour ensuite composer mon voyage selon mes envies, je me suis cette fois-ci laissée tenter par une offre sur Vente Privée… oui oui.

Pour ma défense, l’autotour proposé n’était pas inintéressant. Le principe : seuls les hôtels étaient réservés à des dates précises, et grâce à une voiture de location, les voyageurs étaient libres d’organiser leur circuit.

Le package de 700€ / personne comprenait donc :

  • les vols A/R Strasbourg – Palerme (qui plus est à des horaires très pratiques)
  • les hébergements ainsi que les petits déjeuners
  • la location d’une voiture de type citadine

J’ai profité des quelques jours qu’il nous restait avant de décoller pour planifier notre séjour. Je me suis procuré le guide du Routard qui reste utile pour toutes les informations pratiques. Je m’en sers aussi beaucoup pour avoir un aperçu de la culture, des coutumes et traditions qu’il existe. Pour les visites à faire, les restaurants à tester et les moyens de transport à privilégier, j’ai mixé les informations du Routard avec ce que je pouvais trouver sur internet. Dans tous les cas, je pense que c’est toujours bien de se faire son propre avis.

Nous avions donc un programme à moduler selon nos envies et les éventuels contretemps… et nous voilà partis sur cette belle île italienne !

Day 1 – ARRIVÉE A PALERME

Vendredi 24 août : Nous avons décollé de l’aéroport de Strasbourg à 18h pour arriver à l’aéroport de Palerme à 20h. Une Fiat Panda grise nous attendait chez notre loueur de voitures Holidays Car Rental. Pas très glamour, elle s’est avérée pourtant très pratique et surtout très maniable.

Nous avons rejoint notre hôtel, l’Astoria Palace Hotel, sur les coups de 21h. Il faut compter 30 minutes de route depuis l’aéroport de Palerme. A première vue et malgré la nuit tombée, l’hôtel ressemblait en tout point à ce que je n’aime pas : une grande tour de plusieurs étages, un hall « bling bling »… Le parking était assez biscornu mais il était gratuit et on a toujours trouvé de la place. Cependant, l’accueil fut très  agréable et le personnel était souriant. La chambre, quant à elle, était propre et spacieuse, cela suffisait amplement pour y dormir

Nous sommes redescendus aussitôt, et sur Tripadvisor, nous avons recherché les restaurants à proximité. La Trattoria Ambasciata nous a semblé pas mal pour débuter les festivités. D’autant plus qu’il était à 300m de l’hôtel, et vu l’heure, on n’allait pas s’éterniser pour faire notre choix. Vous verrez souvent en Sicile des Trattoria. C’est un restaurant populaire typiquement italien, simple et sans prétention, souvent reconnu pour son ambiance familiale. La façade ne payait pas de mine, et quand nous sommes entrés, le restaurant était vide. On a tous les deux pris des pâtes aux crevettes. Les pâtes étaient maison, la sauce excellente et les crevettes bien cuites. Un vrai régal. Accompagné d’un verre de vin rouge, on s’est est sorti pour une vingtaine d’€ à 2. A noter qu’il est commun dans les restaurants en Sicile, d’être facturé pour un « pane e coperto » (souvent entre 1,50€ et 3€ par personne). Signifiant « pain et couvert », les restaurateurs le justifient en disant qu’il sert à payer l’entretien de la nappe, les couverts et le pain offerts par la maison.

Day 2 – PALERME

Samedi 25 août : Réveil en douceur puis direction le restaurant de l’hôtel pour prendre le petit déjeuner. La salle située au -1 était borgne, affreusement grande et bruyante. De nombreuses tables de 10 couverts donnaient plus l’impression d’un réfectoire de cantine, bref… aucune intimité. Quant à la qualité du petit déjeuner, on repassera. Des gâteaux typiques au goût peu prononcé, du pain presque frais, des confitures en mini barquettes. Monsieur qui est amateur de salé n’a pas vraiment trouvé son bonheur non plus.

Nous voilà parti à la découverte de Palerme, capitale de la Sicile, pour une journée bien remplie. L’utilisation de la voiture en ville est fortement déconseillée. En effet, il y a énormément de circulation et les locaux ne respectent pas forcément la signalisation. Nous avons donc préféré partir à pieds. Le GPS nous indique 3kms de marche pour rejoindre le centre-ville (soit environ 30 min de marche). Autant vous dire que l’hôtel n’est vraiment pas bien situé. On se rend vite compte que le quartier de notre hôtel, et notamment la Via Montepellegrino, est sale. Le marché de la veille a laissé place aux détritus qui jonchent le sol. Gros bémol pour cet hôtel !

Nous voilà arrivés au centre de Palerme. Les rues sont agitées et on se rend au Teatro Massimo. C’est le plus grand opéra-théâtre d’Italie et le troisième plus grand d’Europe. L’architecture extérieure est sympa mais on ne s’est pas attardés pour le visiter (tout simplement parce que les visites en intérieur ne nous intéressent pas et encore moins l’été). 

On continue notre chemin pour se retrouver au Quattro Canti sur la Piazza Vigliena, considéré comme le cœur de la ville historique. Plus un carrefour qu’une véritable place, il est le point de rencontre des deux artères principales que sont la via Maqueda et le Corso Vittorio Emanuele. Quatre fontaines représentant les quatre saisons sont adossées à des façades qui se dressent aux quatre coins de la place. La circulation fait que l’on ne peut pas forcément s’y arrêter. Elle vaut le détour mais sans plus.

On poursuit jusqu’à la CATTEDRALE DI PALERMO et là… WAOUH ! D’une beauté sans nom. Sous un ciel bleu, on découvre une église catholique dans un style arabo normand. Entourée de verdure, on s’y arrête volontiers le temps de prendre quelques photos. L’intérieur est visiblement moins impressionnant que l’extérieur, mais si vous souhaitez la visiter, c’est gratuit. Il faut avoir les jambes et les épaules couvertes (pour respecter le lieu de culte).

Une demi-journée suffit donc pour cette petite balade.

En début d’après-midi, on remonte à l’hôtel… toujours en marchant, pour récupérer notre sac de plage et on file à Mondello Beach, située à une dizaine de kilomètres au nord de Palerme. Il faut compter 15 minutes de route ou le double si vous souhaitez longer la mer, mais j’avoue que, pour l’avoir fait, c’est plus sympa On nous avait recommandé de toujours stationner notre voiture sur des parkings, bien qu’ils soient payants (souvent 5€ la demi-journée). Cela évite les mauvaises surprises. Vous trouverez toujours, notamment aux abords des plages, des petits parkings tenus à la sauvage. En dehors des parkings, pour se garer en ville, il faut respecter la couleur des lignes. Des lignes blanches indiquent un stationnement gratuit, les lignes bleues quant à elles indiquent que le stationnement est règlementé par un horodateur. Ah oui, et surtout, ne laissez rien en évidence dans votre habitacle ! Une fois notre voiture correctement stationnée, on dépose nos serviettes sur le sable chaud (bien entendu, à cette période de l’année, la plage est noire de monde et il faut batailler pour trouver un petit coin de libre) et on file se rafraîchir. C’est pas mal aussi de lézarder au soleil.

Sur les coups de 18h, on plie serviettes et on rentre à l’hôtel se préparer avant de chercher notre prochain restaurant. On en choisit un au centre-ville de Palerme, plutôt bien noté sur Tripadvisor, à proximité du Teatro Massimo. Cette fois ci, pas question de redescendre à pieds, on se renseigne à l’hôtel pour prendre le bus. La ligne 107 s’arrête devant l’hôtel et nous conduit à l’entrée du centre-ville. Il faut compter 15 bonnes minutes de bus, car même en soirée, la circulation est vraiment dense ! Il y a des bus toutes les 20 minutes environ. On a ensuite marché sur 900m pour arriver au restaurant. Les tickets de bus s’achètent dans les bureaux de tabac (il faut guetter les devantures où est écrit TABBACHI), les bars ou autres commerces. Le coût unitaire est de 1,30€ et si vous souhaitez les acheter dans le bus, il faut compter 1,70€ (mais bien souvent, les conducteurs n’ont pas de monnaie ou ont tout simplement la flemme de vous encaisser).

Nous voilà arrivés à la Trattoria del Massimo. C’est un resto légèrement en retrait du Teatro Massimo. En réservant en amont en ligne via Lafourchette, on pouvait bénéficier d’une réduction de 20% sur l’addition (hors menu). Nous ont été servis de supers bons antipastis (aubergines à la parmigiana, courgettes à la scapece, poivrons grillés au four) mais aussi de très bonnes pâtes à la norma (aux aubergines, basilic, ricotta fraîche et tomates). On a été surpris de voir un dernier plat à base de viande et de pomme de terre arriver. Personnellement, je n’avais plus faim, c’est Monsieur qui a fini mon assiette. La carte en Sicile est un peu particulière. Elle se compose en premier temps d’un antipasti (entrées chaudes ou froides que l’on peut demander en assortiment). Puis, suit le primi (premier plat de pâtes ou riz) et le secondi (deuxième plat de poisson ou de viande) que l’on accompagne d’un contorni (légumes ou salade à commander en plus). Vient à la fin le dolci (dessert). Un vrai Sicilien respecte chaque étape, mais bien sûr, on peut prendre l’un ou l’autre. Au final, le menu était à 18€ par personne (avec un verre de vin et une bouteille d’eau), et avec tout ce que l’on a mangé, et franchement c’était bon, je dois admettre que c’est une bonne adresse.

Avant de rentrer, on s’est baladé dans les rues et la place devant le Teatro Massimo était assez animée ce soir-là. Un jeune avait sorti ses enceintes et « mixait » des sons locaux. Il a eu tellement de succès que des jeunes ont dansé pendant au moins 30 minutes devant lui.

On a voulu rentrer en bus, mais passé 21h30, rares sont les bus qui circulent. On a voulu prendre un taxi, mais aucun ne circulait dans le coin où nous étions… et on a dû rentrer à pieds.

Day 3 – RÉSERVE NATURELLE DU ZINGARO

C’était le dernier jour à Palerme prévu dans notre première partie d’autotour et nous avons décidé de nous rendre à la Réserve Naturelle du Zingaro. Devenue le premier site protégé de Sicile, appréciée pour admirer de superbes panoramas et se baigner dans des criques toutes plus belles les unes que les autres, la réserve abritait autrefois des petits villages d’agriculteurs.

De notre hôtel, il faut compter 2h de route et 120 kms pour s’y rendre. La réserve est située entre Scopello et San Vito Lo Capo. On peut y accéder par 2 entrées : celle au Nord à 12 km de San Vito Lo Capo, et celle au Sud à 1 km de Scopello. Nous sommes arrivés par le Sud. Le grand parking était gratuit et l’entrée à la réserve coûte 5€ par personne. Ce n’est vraiment pas cher pour un site aussi bien conservé.

Sur Internet, on lit partout qu’en période de forte chaleur, la visite n’est pas agréable : aucune zone d’ombre, trop de monde… Un conseil, prévoyez au moins une grande bouteille d’eau par personne, car il n’y absolument aucun point d’eau potable sur le chemin. Chaussez de bonnes baskets, car bien que la randonnée ne présente pas de difficultés majeures, le sentier reste tout de même caillouteux. Ah oui, et il n’y a pas non plus de toilettes dans la réserve.

Nous sommes arrivés sur les coups de 9h et il n’y avait pas trop de monde. La randonnée se fait sur 7kms et est ponctuée de petites criques accessibles tout le long de la balade. La première, la Punta della Capreria, se situe à moins d’1km de l’entrée. Beaucoup de gens s’y arrêtent et c’est donc celle qui est la plus prisée. Et pour le coup, la randonnée est vraiment courte quand on s’y arrête.

La seconde, la Cala della Disa, et la troisième, la Cala della Berretta, sont situées à environ 3kms de l’entrée. Nous avons choisi celle de Cala della Disa, car d’en haut elle était vraiment splendide, pour nous poser une petite heure. Un petit sentier conduit à une petite plage de galets qui surplombent une eau turquoise et transparente. Nous n’avons pas choisi de continuer la randonnée et avons fait demi-tour pour revenir au parking à 13h. Cet endroit était pour nous l’un des plus beaux sites du pays. On vous le recommande fortement pour votre séjour en Sicile.

Pour passer l’après-midi, nous nous sommes rendus à San Vito Lo Capo, à 12kms (et 25 minutes de route) de la Réserve. Même scénario que la veille pour le parking. On a quand même voulu manger un morceau, et sur les conseils du Routard, on s’est rendu jusqu’à une petite épicerie, la Salumeria Enoteca Peraino. Gros coup de cœur pour cet endroit. Cette petite adresse réunit une charcuterie, une boulangerie et une épicerie avec un beau choix de produits locaux. Les deux hommes qui tiennent la boutique sont agréables et souriants à souhait. Le principe : on compose soi-même son sandwich à base de produits frais, de la charcuterie au fromage en passant par les anchoix ou autres poivrons et olives (les aliments sont payés au poids). Moins de 5 € le sandwich réalisé sur mesure devant nous ! On ne peut pas manger sur place, alors on a décidé d’emporter notre butin à la plage. C’était un régal ! Allez-y les yeux fermés !

Vers 17h30, on décide de reprendre la route vers l’hôtel (les 2h de trajet sont toujours aussi longues !).

Le soir, on choisit de nouveau un resto à proximité de l’hôtel sur Tripadvisor et on opte pour le Nonna Mari (à 500m de l’hôtel). Un très bon accueil nous est réservé et on s’installe en terrasse. La pizza est la spécialité de la maison alors on en sélectionne deux différentes pour partager  (gourmands nous ?). Verdict, en plus d’être copieuse, c’est une régalade pour les yeux et les papilles, pour moins de 10 € la pizza ! On reviendra !

Day 4 – TAORMINE

On dit au revoir à notre hôtel pour prendre la route vers Taormine, ville située à l’Est de l’île. Le trajet représente 280kms pour 3h15 de route. Là encore, 2 possibilités, longer la côte par le Nord, ou traverser le centre du pays (le temps est le même).

Arrivés à Taormine sur les coups de 12h, on stationne notre voiture dans un parking sous terrain à l’entrée de la ville (celui-ci un peu plus cher devait être à 12 € la journée), et on se dirige doucement vers le centre-ville. La ville est d’ailleurs située sur une falaise à 200 mètres de hauteur.

Pour se restaurer, on choisit un petit resto façon cantine, le Da Cristina, réputé pour la qualité de ses arrancinis. Spécialité culinaire de Sicile, ce sont des  boulettes de riz, panées et frites, d’environ 10 centimètres de diamètre, farcies de divers ingrédients tels que de la tomate, des petits pois, du fromage ou du jambon). C’est en fait une toute petite boutique où sont préparées devant nous arrancinis et pizzas géantes rectangulaires qui sont découpées en petites parts pour la vente. Une toute petite terrasse vous attend en extérieur, mais il faut guetter les places qui se libèrent. Finalement, le service est assez organisé et rapide grâce à un système de tickets numérotés. Nous avons pris un assortiment dégustation d’arrancinis qui étaient tout simplement délicieux pour la modique somme de 10 € les 6 arrancinis (mention spéciale pour le jambon fromage). Merci le Routard !

Le ventre bien rempli, on commence notre visite de Taormine. La rue principale de Taormina, le Corso Umberto, traverse tout le centre et est bordé de boutiques de souvenirs, de petits commerces, de restaurants, d’hôtels, de tabbachis, de bars ou encore de galeries d’arts. Il mène à l’église principale de la ville, le Duomo Di Taormina. C’est souvent le cas dans les petites villes siciliennes.

Nous avons préféré nous éloigner de la foule et nous balader dans le Giardino Pubblico (jardins publics). Il est situé légèrement en contre-bas de la ville. L’entrée est gratuite et en cas de forte chaleur, il est agréable de profiter de l’ombre d’arbres immenses qui bordent le parc. Nous avons été agréablement surpris de pouvoir admirer le panorama sur la baie.

En remontant sur la rue principale, il me vient l’envie soudaine de goûter à la pâtisserie locale, le cannoli. Garni à la dernière minute, le cannoli est en fait une croute de pâte frite dans laquelle on insère une crème à base de ricotta. Les extrémités sont décorées avec des pépites de chocolat, de la poudre de pistache ou encore d’écorce d’orange. Il y en a pour tous les goûts. Son prix, environ 2 €. Je regarde sur le Routard s’il conseille une pâtisserie plutôt qu’une autre, et on se retrouve devant le Laboratorio Pasticceria Roberto. J’ai apprécié la touche sucrée de l’après-midi, mais c’est assez écœurant. Pas sûre d’en manger de nouveau.

Une bonne grosse demi-journée nous aura suffi pour nous perdre dans les rues de Taormine. Place à la détente en fin d’après-midi. On reprend notre voiture pour aller se garer plus bas, toujours sur un parking en bord de route (5€ la demi-journée).

Et on se rend sur la plage d’Isola Bella. C’est une très belle et sans doute la plus atypique des plages de Sicile. Au pied de la ville, une plage de galets et reliée à une petite île du même nom par un banc de sable qui apparait et disparait au gré des marées.

Pour y accéder, il faut descendre plusieurs marches (qu’il faudra remonter par la suite bien évidemment). Nous avons dû faire face à la foule et trouver de la place pour poser nos serviettes (comme partout en août). Ne trouvez pas bizarre de vous faire accoster par des femmes trop insistantes qui vous proposerons des massages ! Pour rejoindre l’île en face, munissez-vous de petits chaussons de mer car les micros galets ne sont pas agréables du tout !

Notre parking fermait à 19h et nous avons récupéré notre Fiat Panda pour nous rendre à notre 2ème hôtel situé à Linguaglossa, une commune italienne de la province de Catane. Notre itinéraire (40 min de route pour 38 kms) nous fait nous rapprocher de l’Etna, et on a la chance d’assister (de loin) à une éruption ! 

Nous arrivons à notre hôtel, le Borgata Baldazza, aux environs de 20h. Dans un écrin de verdure au pied du parc régional de l’Etna, ce domaine plutôt rustique dispose d’une piscine, d’un terrain de football et d’une aire de jeu pour les enfants. Véritable havre de paix, on séjourne en pleine nature aux côtés des poules et des chèvres. Chaque voyageur se voit remettre les clés de sa chambre. Un peu austère et mal insonorisée, elle offre quand même le nécessaire (salle de bain équipée, télévision, petit frigo…). Pour le coup, c’est dépaysant !

Une demoiselle parlant le français très correctement nous attend et nous propose de dîner sur place au restaurant du domaine. Proposition que nous acceptons étant donné l’heure.

Après avoir déposé nos affaires dans la chambre, nous nous installons au calme dans une petite salle de restauration. Un très gentil serveur nous tend la carte qui propose quelques plats traditionnels. Nous dégustons des antipastis et des pâtes à la norma.

Day 5 – ASCENSION DE L’ETNA

Notre petit déjeuner était servi également en buffet. Jus de fruits frais, œufs durs, pain frais, beurre et confiture, pâtisseries locales, thé, café et chocolat chaud. C’était simple mais suffisamment variés pour que chacun y trouve son compte.

On y vient ! L’ascension de l’Etna, fameux volcan de près de 3 300 mètres d’altitude. C’est le plus haut volcan actif d’Europe (une centaine d’éruptions au cours du 20ème siècle, rien que ça !).

C’était la partie du voyage qui m’inquiétait le plus. Après avoir fait de nombreuses recherches, je ne parvenais toujours pas à m’imaginer à quoi pouvait ressembler l’ascension de l’Etna : à pieds ou en 4×4 ? Seul ou en groupe ? Avec ou sans guide ?

Depuis notre hôtel, nous avons pris la route en direction du Rifugio Sapienza sur le versant sud de l’Etna (1h de route pour 35kms). On arrive sur une immense zone de stationnements entourée de petites boutiques de souvenirs.

Arrivés à 10h, on se dirige donc vers le guichet du téléphérique pour prendre nos billets. Nous étions simplement vêtus d’un legging de sport arrivant aux genoux, d’un petit pull thermique, d’un coupe-vent et de basket de course. Il y a tout un espace de location pour ceux qui souhaitent louer des bâtons de marche, des chaussures de randonnées ou des coupes vent.

Même lorsque les températures sont élevées sur les côtes (on est partis de Linguaglossa sous 25°C), il peut faire plus frais lorsque l’on arrive au-dessus de 1500 mètres d’altitude. Le mieux est de s’équiper d’un pantalon mais surtout d’un coupe-vent. Petit conseil, prévoyez vos lunettes de soleil et des chaussettes montantes pour éviter les petits cailloux.

Finalement, il n’y avait pas de quoi se casser la tête. Plusieurs formules sont proposées en fonction de l’effort qu’on souhaite fournir pour grimper. Nous avons pris la formule tout compris, au tarif de 64 € par personne :

  • 30 € pour la montée en télécabine
  • 25 € pour la montée en 4×4
  • 9 € pour le guide

En clair, l’excursion commence à 1900 mètres au niveau du Rifugio Sapienza. Nous empruntons donc les télécabines pour une montée d’environ 10 minutes pour parvenir à 2500 mètres d’altitude. Nous apercevons, sur les sentiers plus bas, des marcheurs qui ont pris leur courage à 2 mains pour grimper à pieds. Chapeau à eux, car même les plus sportifs et les mieux équipés ont l’air en difficulté. La pente est vraiment raide et leurs pieds s’enfoncent dans le sable noir.

Arrivés en haut, nous nous dirigeons vers le point de départ des bus 4×4 (vous pouvez en profiter pour faire une pause technique si vous le souhaitez) qui nous amèneront à 2900 mètres d’altitude en une vingtaine de minutes.

Les bus s’arrêtent et la trentaine de passagers est accueillie par un guide qui les conduit à la rencontre des deux cratères formés en 2002 et 2003. Manque de chance, notre guide ne parlait pas vraiment le français et ce n’est pas avec notre niveau d’anglais que nous avons compris tout ce qu’il nous racontait.

Nous finissons par nous écarter du groupe pour faire notre petit bout de chemin en amoureux et prendre des photos. Je dois admettre que c’est impressionnant de se retrouver la haut, à admirer de tels paysages caractérisés aujourd’hui par les nombreuses coulées de lave. Il y a de nombreux sentiers qui font le tour des cratères et qui les relient entre eux. La balade est vraiment impressionnante et pas du tout physique.

En haut, la météo est très changeante. Nous sommes finalement restés 1h30 à sa balader et nous sommes passés d’un ciel bleu sans nuage et une température agréable à un ciel carrément couvert, de l’humidité et du vent.

Du fait de l’éruption du volcan, nous n’avons pas pu grimper jusqu’au cratère principal. Mais on pouvait néanmoins se rendre compte de l’activité du volcan par les bruits réguliers des petites explosions. Rassurez, le sol ne tremble pas pour autant.

Pour redescendre, nous avons utilisé les mêmes moyens de transport qu’à l’aller. Nous avons repris notre voiture sur les coups de 13h30. Pour cette excursion complète, comptez donc environ 3h30. Nous sommes rentrés à l’hôtel profiter de la piscine.

Le soir, nous avons choisi un restaurant typique et recommandé sur Linguaglossa, le Vinetna Wine & Food. Il n’est pas facile à trouver car situé dans une petite rue et sa devanture est assez discrète. Il n’est pas forcément recommandé pour la qualité de ses mets mais plutôt pour la diversité des vins proposés. Le serveur nous installe dans l’arrière cours décorée avec de nombreuses bouteilles de vin vides un peu partout. Ne soyez pas étonnés, il n’y a pas de cartes ici. Faites confiance au serveur. Il nous amène une grande planche d’antipastis (il y a une bonne trentaine de bouchées à partager) et on se laisse guider pour le vin (environ 3,5€ le verre). On en déguste 2 différents très bons qui sont issus de la région de l’Etna. On ressort sans s’être ruinés (40 € à 2). On recommande vivement.

Day 6 – CATANE

Aujourd’hui, nous avions prévu de visiter la ville de Catane. En voiture Simone (50 minutes pour 45 kms). On arrive à l’Autoparking (plutôt un grand garage couvert en fait) et on laisse les clés au gérant qui stationne et déplace les véhicules en fonction des besoins. Il est pratique car situé dans le centre historique. On a payé 5 € les 4 heures.

On marche quelques mètres pour rejoindre la Via Etna. C’est la rue principale et commerçante de Catane. Les pavés sont noirs car fabriqués à partir de roche volcanique (basalte). Cette rue ne doit pas son nom au hasard. En effet, si le temps est dégagé, vous pourrez apercevoir la silhouette du mont Etna au loin.

On arrive sur la Piazza Duomo, place très vivante sur laquelle on retrouve de nombreuses structures historiques. En son centre siège la Fontana dell Elefante (Fontaine de l’éléphant). C’est l’emblème de la ville et elle représente, comme son nom l’indique, un éléphant sculpté dans de lave noire. La légende dit que cette statue détient le pouvoir d’apaiser les colères de l’Etna. Derrière se trouve la Cattedrale di Sant’Agata. A l’extérieur, une façade blanche tout en marbre qui est absolument magnifique. Elle peut se visiter gratuitement.

Un peu plus loin, on retrouve l’A’Piscaria Mercato del Pesce (le marché aux poissons). Je préfère vous prévenir, c’est un véritable marché authentique ! Il faut avoir le cœur bien accroché car vous allez devoir déambuler au milieu des homards vivants et des poissons décapités. Les poissons sont vidés sous vos yeux et vous vous retrouvez donc à marcher dans l’eau et le sang. Quant à l’odeur, je ne vous fait pas de dessin.

On a terminé par les Jardins de la Villa Bellini. C’est un joli parc dans lequel on peut se promener, pique-niquer, se reposer sur un banc à l’ombre, admirer les fontaines. L’endroit est agréable et gratuit.

Nous avons fait le tour de la ville en une matinée et nous avons profité de La playa de Catane qui n’était pas loin. On s’est garé le long de la route. Pour le coup, on s’est retrouvé seul au monde sur cette plage de sable fin. La mer quant à elle n’est pas dingue non plus ! Mais ça nous a permis de nous reposer.

Pour être honnête, Catane ne restera pas ma ville préférée. Les monuments sont beaux mais on en retrouve des touts aussi beaux dans d’autres villes. Si vous devez faire l’impasse sur une ville, c’est bien celle-ci. Mais ce n’est que mon avis.

Nous sommes rentrés à l’hôtel à Linguaglossa en fin de journée pour nous préparer et retourner au restaurant. Nous avons choisi le Boccaperta. Nous l’avions repéré la vielle mais il était fermé le mardi. La décoration est élégante, l’accueil chaleureux et le service impeccable. Je me suis laissée tenter par les ravioles ricotta épinards sauce pistache avec une pointe de fraise. Un régal mais l’assiette n’était pas vraiment copieuse. Les vins sont excellents.

Day 7 – ORTIGIA (SYRACUSE)

Nous avons profité d’être encore dans l’est de la Sicile pour visiter la Presqu’île d’Ortigia, considérée comme le cœur historique de la ville de Syracuse. Elle est séparée de la ville par deux ponts. Pour préserver son calme, l’île est en majorité interdite aux voitures. Je vous conseille donc de vous garer sur Syracuse et de vous rendre à Ortigia à pieds (oui une bonne partie de notre budget est finalement passé dans les parkings).

La presqu’île s’étend sur 1km² et vous faites facilement le tour en 1h. A peine arrivés, on est émerveillés par la vue sur une mer d’un bleu très marqué.  Ortigia est un quartier très séduisant où il est agréable de se perdre dans les petites ruelles étroites, propres et chaleureuses.

Nous sommes passés devant la Piazza Duomo (encore une). Attention, prévoyez vos lunettes de soleil car les pavés étant très clairs, on a vite fait d’être aveuglés ! La cathédrale est, à l’instar de tous les autres monuments de Sicile, absolument grandiose et magnifique.

Nous avons déjeuné au restaurant Alevante (chaudement recommandé par une amie qui avait séjourné en Sicile l’année passée). On ne fut pas déçus. Le dressage des assiettes et la qualité des poissons étaient dignes d’un restaurant gastronomique. J’ai pris une délicieuse salade de tomates mozzarella et Monsieur s’est laissé tenter par la spécialité locale : des rouleaux d’espadon. En plus d’être beau et bon, le cadre est superbe car la terrasse donne une vue directe sur la mer.

On a pris notre dessert de retour sur Syracuse. Une glace à la Gelateria Belfiore (recommandé par le Routard). Un choix de parfums à faire saliver les plus gourmands d’entre nous. C’est clair, on avait envie de toute goûter. 3 € les 3 boules ce n’est vraiment pas excessifs !

L’après-midi, nous avons choisi d’installer nos serviettes sur la Spiaggia Fontane Bianche (la plage Fontaine Blanche) à 12kms de Syracuse. C’est une petite plage qui voit son eau turquoise et son sable clair et fin. Mais en août, il a aussi fallu ruser pour trouver une petite place. Comme pour le reste, elle reste à faire.

Notre séjour dans l’est de la Sicile touchait à sa fin et nous avons repris la route vers 17h en direction de Palerme (3h de route pour 280 kms).

Le soir, nous sommes retournés au Nonna Mari pour déguster à nouveau leurs pizzas (Monsieur avait tellement été séduit la première fois qu’il a repris la même).

Day 8 – CEFALÙ

C’était notre dernier jour sur Palerme et comme nous avions déjà vu la ville à notre arrivée, nous avons choisi de nous diriger vers Cefalu, ville située à 70 kms à l’est de Palerme (et 1h10 de route). Céfalù est une ville côtière du Nord de la Sicile connue principalement par le fait qu’elle soit construite au pied de la Rocca, un énorme rocher haut de 270 mètres.

Cette fois ci, nous ne nous sommes pas stationnés sur un parking mais dans la rue principale payante qui arrive dans Céfalù (la Via Roma). Nous avons abandonné carte et Routard pour nous perdre dans les petites rues absolument charmantes de la ville.

Nous nous sommes arrêtés quelques instants au Lavoir médiéval. Dans le bas de la ville, on y accède par un escalier en contrebas de la Via Vittorio Emanuele. On s’imagine facilement les femmes de l’époque en train de laver leur linge à la main. Et surtout il y fait bien frais (oui on a eu chaud le jour-là).

On poursuit en remontant les rues pour parvenir sur la Piazza Duomo (la dernière c’est promis). C’est une petite place très animée qui regorgent de bars un peu partout. De grands escaliers mènent dans l’antre de la Cathédrale qui est encore une fois très belle. Et pour une fois, on est entrés à l’intérieur (peut-être aussi parce que l’on cherchait la fraicheur). La visite est gratuite.

On poursuit notre route en  longeant la mer et on tombe sur un restaurant dont la vue est imprenable : Al Faro. Franchement, même si la nourriture avait été mauvaise, on aurait quand même gardé un bon souvenir de cet endroit. Je vous laisse apprécier la vue. Il n’y a rien à redire. Monsieur a pris des pâtes à l’encre de seiche et à la ricotta et j’ai pris quant à moi des rouleaux d’espadon accompagné d’une salade de tomate mozzarella. Une bonne bière locale pour rafraîchir Monsieur, et une délicieuse glace à la pistache pour finir en beauté et le tour est joué ! Je n’ai plus le total de l’addition en tête mais pour la qualité du repas et la vue superbe, ce n’était vraiment pas cher ! C’est une excellente adresse que nous recommandons fortement !

Il est 14h et il est temps pour nous de retourner à l’aéroport, de rendre notre Fiat Panda et d’embarquer direction Strasbourg.

Après avoir fait les comptes, le budget global de notre séjour (souvenirs compris) s’élève à 1 100€ par personne (approximativement).

J’espère que cette histoire, que notre histoire, vous aura plu et vous aura donné l’envie de séjourner en Sicile. En tout cas, nous on a adoré.

A bientôt

Coralie

2 commentaires

  • Natacha

    Bonjour merci pour ce partage ! Que de bonnes idées notées pour un séjour cet été ! En espérant être aussi contente que vous !

    • Les récits de Coralie

      Bonjour Natacha, Il y a tant de belles choses à voir que vous trouverez forcément chaussure à votre pied 🙂 Bon séjour !

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